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Le conseil syndical, pour ceux qui veulent s'impliquer !
La mise en place du Conseil syndical est une obligation dans
chaque copropriété, sauf si l'assemblée
générale décide de ne pas en instituer. Elle devra alors
le faire à la majorité de tous les copropriétaires
représentant au moins les deux tiers des voix, ce que l'on appelle la
double majorité. Les modalités de fonctionnement du conseil syndical :
nombre de membres (au moins trois), durée du mandat (au maximum trois
ans, renouvelables), convocation et tenue des réunions du conseil,
règles de majorité lorsque le conseil rend un avis, … sont
en principe fixées par le règlement de copropriété.
A défaut, c'est à l'assemblée générale qu'il
revient de les fixer, à la majorité de l'article 25. En
règle générale, sauf dans les grandes
copropriétés, le conseil syndical sera composé de trois
membres titulaires, et éventuellement de 3 suppléants. Il est
toujours préférable de prévoir un nombre impair de
membres, afin qu'une majorité puisse se dégager. Afin d'éviter tout conflit
d'intérêt, ne peuvent en aucun cas faire partie du conseil
syndical ni le syndic, ni son conjoint, ni ses ascendants, descendants ou
préposés (notamment ses salariés). Mais rien
n'empêche évidemment le syndic, sur demande du conseil syndical
ou sur sa demande, d'être présent à une de ses
réunions, pour débattre ou expliquer un point particulier. Il en
est de même pour tout copropriétaire qui peut être
invité par le conseil syndical à participer à une de ses
réunions. Les membres du conseil sont choisis par les
copropriétaires, parmi eux. Ils sont élus pour 3 ans au maximum
(renouvelables), à la majorité des voix de tous les
copropriétaires (sur ce point, se reporter aux règles de
majorité). L'assemblée peut élire des membres titulaires,
et le cas échéant des membres suppléants. Si vous avez été élu au conseil syndical,
rien ne vous empêche de démissionner en cours de mandat. De son
côté, l'assemblée générale, statuant
à la majorité des voix et de tous les copropriétaires,
peut prononcer, à tout moment au cours du mandat, la révocation
d'un membre du conseil syndical. Et si le quart des sièges devient
vacant, il faudra procéder à la réélection du
conseil. Lorsque l'assemblée générale n'arrive pas
à élire de conseil syndical, sans pour autant décider de
ne pas en instituer, tout copropriétaire, ou le syndic, peut saisir le
président du tribunal de grande instance afin qu'il procède, avec
leur accord, à la désignation des membres du conseil. Evidemment,
si personne n'est candidat, le président du TGI se contentera de
constater l'impossibilité d'instituer ce conseil. Et l'affaire en
restera là jusqu'à ce qu'une prochaine AG trouve des candidats et
les élise. Sachant que l'absence de conseil constitue un handicap (il
manque un relais entre les copropriétaires et le syndic), mais
n'empêche évidemment pas la copropriété de
fonctionner normalement. Une fois élus, les membres du conseil
syndical doivent élire un président, à qui la loi
confère des pouvoirs particuliers. Il pourra ainsi, si les circonstances
l'exigent : Les fonctions de membre du conseil syndical sont
bénévoles, et ne donnent donc lieu à aucune
rémunération. Si les membres du conseil syndical font l'avance de
frais pour exercer leur mission, ils seront remboursés sur le budget de
la copropriété, sous réserve que le règlement de
copropriété ou l'assemblée générale ait
prévu cette possibilité : donc il ne faut pas hésiter,
avant d'engager des frais, à relire le règlement de
copropriété ou à se renseigner directement auprès
du syndic pour savoir selon quelles modalités ils seront
remboursés. Aux termes de la loi, le conseil syndical a pour mission
d'assister le syndic et de contrôler sa gestion. Au titre de cette
double mission, il peut ainsi :
Le conseil peut également agir au nom de la
copropriété, à condition d'être mandaté par
l'assemblée générale, dans le cadre des décisions
qui peuvent être prises à la majorité des
copropriétaires présents ou représentés (voir
majorité) : le conseil pourra ainsi par exemple être
mandaté pour choisir, au nom des copropriétaires, une entreprise
devant effectuer des travaux dans l'immeuble. Enfin, un (ou plusieurs) membres du conseil syndical,
spécialement habilité par ce dernier, peut prendre connaissance
et copie, au bureau du syndic, de toutes les pièces ou documents se
rapportant à la gestion du syndic et, plus généralement,
à l'administration de la copropriété (factures, contrats,
livres de comptes, …) ; il peut également, avant la
réunion de l'assemblée générale, examiner les
pièces justificatives des charges de l'immeuble. Bien entendu, sous
réserve d'en être averti à l'avance, le syndic ne peut
refuser de communiquer les pièces et documents qui lui sont
demandés. Pour exercer ses missions, le conseil syndical
peut se faire assister par tout technicien de son choix (architecte, expert
comptable, …), dont la rémunération sera prise en charge
par la copropriété. Avant d'engager des frais, il faut toutefois
s'assurer que le règlement de copropriété,
éventuellement complété sur ce point par une
décision de l'assemblée générale, fixe les
conditions de paiement des honoraires des techniciens auxquels il sera fait
appel. L'expérience montre que la présence d'un conseil
syndical jouant pleinement son rôle est un gage de bonne gestion de la
copropriété, de l'existence d'un dialogue et d'un climat de
confiance entre les copropriétaires et leur syndic. Car, avant tout, le
conseil syndical constitue un relais entre les copropriétaires et leur
syndic. Voici quelques astuces pour donner à ce conseil son maximum
d'efficacité :
Enfin, afin que le conseil, et à travers lui les
copropriétaires, soit réellement associé à la vie
de l'immeuble, il peut tout à faire être prévu qu'il
établisse, conjointement avec le syndic, l'ordre du jour des
assemblées générales, qu'il soit associé à
l'élaboration du budget prévisionnel, et qu'il présente,
au début de chaque assemblée générale, un rapport
sur la gestion de la copropriété et son activité au cours
de l'année écoulée. Le conseil syndical ne doit pas s'aventurer hors
des compétences que lui reconnaît la loi, même avec
l'accord de l'assemblée générale (les décisions en
ce sens seraient annulées par les tribunaux). Ainsi, il ne lui
appartient pas de nommer le syndic, d'approuver ses comptes, etc. : en clair,
il ne doit en aucun cas se substituer à l'assemblée
générale des copropriétaires, ou au syndic.
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