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La colocation : comment rassurer les bailleurs ?

Par la rédaction d'Universimmo


La colocation est à la mode, mais surtout chez les candidats colocataires ... Car bailleurs et agents immobiliers sont plutôt froids et ont tendance à préférer, surtout pour les grands appartements, les couples stables avec enfants. Le problème avec la colocation type "friends", c'est la fâcheuse tendance des colocataires à bouger et se trouver des remplaçants. D'où l'absolue nécessité, si l'on veut développer ce mode de location, qui plaît tant et convient à merveille aux jeunes urbains célibataires, de trouver des moyens de rassurer les propriétaires, faute de quoi les candidats colocataires seront condamnés à errer en vain d'agence en agence ou se faire éconduire par des propriétaires hostiles malgré de bons revenus et de solides garanties.

Nous avions déjà souligné dans un article précédent les préventions que peuvent avoir les bailleurs à l'égard de la colocation, non sans une certaine légitimité, il faut l'avouer. Les candidats colocataires doivent les connaître et tenter, s'ils veulent avoir des chances de faire accepter leur dossier, de les désamorcer. Jusqu'à deux colocataires, il n'y a en général pas de problème : cohabitation et concubinage sont entrés dans les moeurs et il y a belle lurette que les bailleurs n'exigent plus de certificat de mariage ; louer à deux amis ou amies entre aussi dans cette catégorie. A partir de trois, tout change : trois préventions majeures dominent alors en général chez les propriétaires :

  • la crainte d'une dégradation accélérée du logement, le sens de la responsabilité personnelle décroissant en général rapidement avec le nombre de colocataires

  • la crainte de ne pas maîtriser le nombre d'occupants et d'une occupation tapageuse risquant de les mettre à mal avec les autres copropriétaires : le propriétaire peut craindre qu'avec les amis et petites amies, le logement ne soit vite surpeuplé avec les allées et venues et l'intense activité sociale et festive que ce mode d'habitat génère !

  • la crainte du "turn-over" : des départs secs avec demande de récupération de la quote-part du dépôt de garantie - les colocataires ont souvent des idées simples sur les règles applicables aux baux d'habitation - ou des départs avec proposition d'un remplaçant qui ne remplace pas vraiment sur le plan des ressources et des garanties. De toutes façons, tout départ même avec remplacement acceptable suppose des formalités - un nouveau dossier de candidature, un avenant au bail, un rendez-vous de signature avec le nouveau locataire et ses cautions, etc. - sans réel bénéfice pour le bailleur.

    En l'état actuel de la législation, seule une solide organisation sous la forme d'un "pacte" entre colocataires soumis au propriétaire est de nature à lever ces préventions : il doit notamment prévoir, outre quelques bons principes de vie en commun :

  • des règles précises assurant un bon entretien du logement et l'imputation des frais de réparation quand il y lieu,

  • une solidarité réaffirmée pour le règlement du loyer et l'exécution des clauses et conditions du bail, pendant toute la durée de participation à la colocation et au delà en cas de départ tant qu'un remplaçant ou une remplaçante n'ont pas été agréés par le propriétaire,

  • des règles strictes de sélection des remplaçants répondant aux critères de ressources et de garanties fixés par le propriétaire pour son agrément,

  • la prise en charge par l'entrant des frais d'établissement de l'avenant constatant la substitution,

  • enfin des règles précises assurant l'établissement entre colocataires de l'état des lieux laissés par le partant et les conditions de la récupération par celui-ci de sa quote-part du dépôt de garantie, ce dépôt devant de préférence être géré en communauté par les colocataires sans que le propriétaire n'ait à entrer dans les détails !

    Si l'engouement pour la colocation devait se confirmer, il ne serait pas inutile de faire agréer un modèle de pacte de ce type par les organisations de bailleurs et d'agents immobiliers, une estampille officielle aidant toujours à rassurer ceux qui ne se sentent pas forcément une âme de pionnier.
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